le coin des mamans

Le métier d’assistante maternelle

J’ai obtenu le diplôme d’auxiliaire de puériculture en 2017. A ce moment là je vivais à Versailles et j’ai eu plusieurs opportunités de travail qui se sont présentées à moi. J’ai eu la possibilité de vraiment choisir la crèche qui correspondait le mieux à mes attentes. Avec cette reconversion j’ai vraiment trouvé un métier que j’aime et grâce à mes stage, je sais que le milieu dans lequel je m’épanouie le plus est l’hospitalier mais trouver un emploi à l’hôpital est compliqué peu importe où on vit. Un an après l’obtention de mon diplôme, mon mari a été muté dans le sud Manche et là, ce fut la douche froide. Il n’y a pas beaucoup de travail pour les auxiliaires de puériculture et les places sont donc chères. Après presque 3 ans de chômage et de remplacements, j’ai décidé de suivre la formation d’assistante maternelle. J’accueille donc une petite fille depuis 4 mois et bientôt un petit garçon. Si j’ai décidé aujourd’hui de vous parler de ce métier, c’est parce qu’il est souvent méconnu et que les assistantes maternelle ont un réel manque de reconnaissance.

Un métier en évolution

C’est un métier qui a beaucoup évolué ces dernières années et il y a un réel désir de professionnalisation de la profession. La formation a toujours la même durée et se fait toujours en deux temps mais le nombre d’heures est plus important avant le premier accueil de l’enfant mais elle est maintenant évaluée et sanctionné d’un examen en fin de formation. Il y a également pour les assistantes maternelle qui n’ont pas de diplômes dans la petite enfance, une obligation de passer certaines épreuves du CAP Accompagnement Educatif Petite Enfance. Tous les ans il y a aussi la possibilité de suivre des formation personnelles ou avec le Relais d’Assistante Maternelle (RAM). Nous sommes formées pour accueillir votre enfant dans les meilleures conditions pour lui garantir la sécurité physique et affective ainsi que son éveil. Nous ne sommes plus du tout dans la garde d’enfant comme avant où l’enfant était déposé chez sa nounou et qu’on attendait simplement de le retrouver le soir en “bon état”. Je caricature un peu mais c’est vraiment différent d’aujourd’hui.

Comment trouver son assistante maternelle?

Vous avez plusieurs possibilités. Il y a le RAM, le site mon-enfant.fr, nounou-top ou votre entourage. Il ne s’agit pas là de simplement trouver l’assistante maternelle qui accepte votre planning au meilleur prix mais de réellement rencontrer plusieurs assistantes maternelle, lui poser toutes les questions essentielles pour vous et lui transmettre vos attentes. Elle aussi doit pouvoir exprimer ses attentes et sa vision des choses. Personnellement, il m’est arrivé de refuser une garde parce que les attentes des parents ne correspondaient pas à ce que j’étais prête à faire. J’ai fais le choix de ce métier en partie pour pouvoir m’occuper de mes propres enfants alors les parents doivent accepter les contraintes qui vont avec c’est à dire entre autre plus de bruit lorsqu’ils sont là, les trajets vers l’école en période scolaire… ça ne veut pas dire qu’ils passent avant systématiquement car par exemple, j’ai décidé de les laisser à la cantine pour respecter le rythme des enfants que j’accueille à ce moment. Je vous conseille donc de bien préparer vos entretiens.

La pénurie des assistante maternelle

aujourd’hui il y a des endroits où il y a une vrai pénurie d’assistantes maternelle et c’est une vrai problématique. Les raisons sont diverses mais si le gouvernement ne prend pas le problème à cœur, d’ici à 2030 ce sera un vrai problème de société. En effet, 48% des assistantes maternelles doivent partir à la retraite d’ici là mais le recrutement dans ce métier est de plus en plus compliqué et pire, beaucoup d’assistantes maternelles font des reconversions ce qui augmenter la pénurie déjà attendue. Les raisons sont nombreuses et parmis elle:

  • la plus souvent évoquée, le peu de reconnaissance des parents. En effet, aujourd’hui les parents en attendent énormément de l’assistante maternelle et parfois même plus que ce qu’eux même font avec leurs enfants car ils les paient. Il y a aujourd’hui un rapport malsain comme dans une entreprise avec une attente de résultat. Il faudrait déjà faire comme à l’école. Certains parents attendent aussi que la professionnelle les “mette propre” alors que l’enfant n’est pas prêt et qu’à la maison on ne le fait pas…
  • Le salaire est aussi in point noir. Certaines personnes pensent que les assistantes maternelles sont riches. Oui certaines gagnent bien leur vie mais à quel prix? Soit elles ont la chance d’avoir 4 agréments, que ce soit tous les temps plein et qu’ils aient les mêmes heures, soit elles enchaînent les petits contrats avec une amplitude horaire énorme. Beaucoup sont épuisées se sentent dévalorisée.
  • Ce qui joue aussi à mon sens c’est que la femme se sent moins coupable aujourd’hui de laisser sont enfant en garde où en périscolaire. Elle revendique le droit de travailler et de bien gagner sa vie. Le métier d’assistante maternelle n’est donc plus celui auront prend pour avoir un salaire en gérant la maison pour moins culpabiliser de vouloir travailler.
  • Lors de la formation on nous a dit également que le fait d’avoir mis une évaluation en fin de formation a également “refroidi” certaines personnes.
  • Il y a 1ussi des femmes qui pensaient pouvoir travailler chez elles et qui se rendent compte qu’elles ont besoin de bouger et voir du monde et que ce n’est pas aussi facile avec des petits en bas âge.

Ce que mon diplôme m’apporte pour exercer ce métier

lors de mon deuxième stage en crèche j’ai découvert la langue des signes pour bébé et j’ai beaucoup apprécié. Ensuite dans la crèche où je travaillais nous avons aussi commencé à la pratiqué. Je l’ai naturellement utilisé avec Samuel lorsqu’il était bébé et quand il a commencé à lui même signer c’était génial. Du coup cela fait également parti de mon projet d’accueil.

Lorsque j’ai pu fréquenter le RAM avec d’autres parents ou la bibliothèque avec des assistantes maternelle, j’ai pris conscience également que le fait d’avoir ce diplôme me permet de mieux comprendre l’enfant et de moins me prendre la tête. Par exemple, lors de lectures, ils voulaient absolument que l’enfant écoute l’histoire en silence et sans bouger ce qui est difficile pour cet âge. Alors que j’étais regardé de travers parce que mon fils avait le droit de prendre d’autres livres pour les regarder ou qu’il pouvait jouer plus loin. Ce n’est pas parce que l’on impose à l’enfant de faire ce qu’on lui dit de faire qu’il respectera plus les règles plus tard par contre le laisser évoluer vers ce qu’il a envie lui permettra plus tard de faire des choix et d’écouter ce qu’il veut lui.

j’ai appris aussi qu’un enfant n’a pas besoin qu’on joue tout le temps avec lui mais qu’il gagnera en autonomie s’il fait seul et que nous sommes juste en accompagnement pour l’encourager.

ce sont pleins de petites choses qui me permettent de savoir quelle professionnelle je veux être et d’être plus confiante en mes capacité que si j’avais commencé ce métier sans expérience et seule chez moi.

Quels sont les avantages de ce métier à mes yeux

Le fait de pratiquer ce métier à domicile offre un avantage non négligeable pour moi, c’est le fait de pouvoir m’occuper de mes enfants pleinement. Je peux les emmener et les chercher à l’école, je suis disponible pour les garder s’ils sont malade, je peux assurer les trajets s’ils ont des activités ou des invitations chez des copains et copines. Mon mari n’aillant pas de jours de repos fixes, je peux aussi profiter de lui lorsque ses repos sont en semaine.

Outre les avantages personnels, j’ai aussi plus l’impression de suivre de rythme de l’enfant par rapport à la crèche car le seul moment imposé dans la journée sont les trajets vers l’école. Le reste du temps, l’enfant dort quand il a besoin, il mange quand il faim et aucun timing n’est imposé.

Quels sont les inconvénients de ce métier pour moi

En revanche, certains avantages impliquent des inconvénients qu’il faut prendre en compte pour voir de quel côté penche la balance. Être chez soi pour travailler c’est aussi moins de contact avec l’extérieur. Je vais bientôt travailler de 4h30 à 18H30 quatre fois par semaine. C’est quelque chose qui tant que mes loulous sont petits pèse moins dans la balance que d’être avec mais que je sais qu’à un moment je serais moins prête à vivre. Il est possible de se retrouver au RAM ou au parc avec d’autre assistantes maternelles mais pour le moment avec des tous petits l’intérêt est limité ils ont surtout besoin de dormir et que l’on respecte leur rythme.

Pour ce qui est de la rémunération, certaines assistantes maternelles gagnent très bien leur vie mais ce qu’il faut voir c’est le nombre d’heures qu’elles font et le nombre de contrats qu’elles doivent avoir. Suivant leur habitation elles ne peuvent pas avoir plus de deux agréments, si elles n’ont pas la chance de trouver des enfants avec un planning qui se rapprochent, les heures peuvent rapidement montées. Par exemple, pour 56 heures de travail par semaine, je ne gagne même pas un smic avec 2 enfants. Pourtant, j’ai fais de choix d’avoir un tarif horaires plus élevé que les autres assistantes maternelle dans mon coin car j’ai un diplôme d’auxiliaire de puériculture.

Je souhaitais vous faire cet article pour qu’il serve d’introduction à un live que nous allons faire sur instagram avec mamanpleinedereves et que vous pourrez bientôt retrouver dans mon feed en IGTV. Suite à ce live, je pense que je complèterais un peu cet article.

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